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Baeckeoffe de Fegersheim


Publiée le par Olivier GOUJON

Petit retour sur la 38ème édition du Baeckeoffe de Fegersheim de ce samedi 17 octobre 2026.

Baeckeoffe de Fegersheim

On attribue à Georges Clémenceau, le père des célèbres brigades du tigre, la phrase suivante : « les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés ».

Cela s’entend depuis le plus haut sommet de l’Etat jusqu’au sein de chaque organisation, qu’elle soit privée, publique ou associative.

Le temps se charge à lui seul de calmer les vanités juvéniles, et tempère le volcan des illusions bouillonnantes.

Il reste alors une catégorie de personnages inclassables. Ceux qui ont le don de soi chevillé au corps, si ce n’est à l’âme. Ceux qui pratiquent l’altruisme comme d’autres le culturisme.

Ce sont les bénévoles.

Je ne parle pas de ceux qui essayent de se frayer une place au soleil en se regardant dans le miroir aux alouettes, non, je parle de ceux qui donnent de leur temps, de leur énergie, de leur chaleur, de leurs sourires et de leur authenticité à une cause qu’ils partageront en toute fraternité avec d’autres bénévoles comme eux.

Le Baeckeoffe de Fegersheim, tant dans sa préparation, que dans son déroulement puis sa clôture, est l’un des jalons majeurs qui rythme l’année fegersheimoise.

Au-delà de la composante sonnante et trébuchante que cet événement communal apporte aux associations participantes, il est avant tout question de rapports humains, d’échanges, de sourires, de rires et de cette fraternité qu’une société numérisée et égotique tend à réduire à une portion aussi congrue qu’incongrue.

Fegersheim Athlétisme a une fois de plus répondu plus présent à ce qui constituait déjà la 38ème édition du Baeckeoffe de Fegersheim.

Quinze de nos membres se sont portés volontaires pour participer à l’organisation de cette soirée festive qui a réuni hélas un peu moins de convives que prévu, crises économiques, énergétiques et spirituelles obligent.

En raison de la baisse du niveau des réservations, les organisateurs ont été contraints de réduire la voilure du nombre de bénévoles, faisant passer notre participation de quinze à huit personnes, soit à peine plus de la moitié.

Affecté au vestiaire de la salle B jusqu’aux trois heures du matin d’un dimanche à peine né, j’ai pu, une fois de plus, apprécier la raison pour laquelle ce genre d’événement n’est aucunement anecdotique, mais complétement indispensable.

Une société dans laquelle l’ego et la solitude vont de paire, une société au sein de laquelle le « vivre ensemble » est plus un slogan qu’une pratique, une telle société ne peut vivre ce type d’événement que comme un bol d’oxygène salutaire.

Alors que les événements du jour même - ceux de ce samedi 17 octobre où les tensions ont éclaboussé nos murs, nos mairies et nos esprits - nous ont rappelé que la barbarie et la violence couvaient sous le vernis fragile de notre civilisation, quel plaisir de voir des hommes et des femmes danser, déguster un excellent baeckeoffe et boire quelques vins que notre belle Alsace sait encore produire.

Un grand merci donc à ceux qui étaient présents ce vendredi (Jean-Mi, Marie-Paule et moi-même), ce samedi (Caroline, Christelle, Jean-Mi, Lucas, Marie-Paule, Stéphanie et moi-même) ainsi que ce lundi (Jean-Michel, Marie-Paule, Patricia et moi-même).

Un grand merci également à ceux qui s’étaient portés volontaires et n’ont pas pu venir : Elise, Frédéric, Lisa, Lucille, Marc-Alain, Olivier et Valérie.

Au-delà du l’argent que notre participation à l’organisation de cet événement communal rapportera à notre association - je vous communiquerai le montant sur le site dès que je le connaitrai - je retiendrai avant tout les sourires, la bonne humeur et cette fraternité qui ont jalonné toutes ces heures passées ensemble, mais également partagées avec les autres associations de la commune.

Une fois de plus, le chemin aura été plus important que la destination.

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Photos associées : 2026-10-17 Baeckeoffe de Fegersheim

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