2026-08-02 Article DNA Loopsheim
Télécharger le document pdfArticle des DNA du lundi 02 août 2026 relatif à la course de la Loopsheim.
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Publiée le par Olivier GOUJON
Article paru dans l'édition des DNA de ce lundi 02 août 2026 sur la course de la Loopsheim courue le week-end dernier à Blaesheim.
La Loopsheim a rassemblé une centaine de participants, ce week-end à Blaesheim, pour une première édition réussie d’une backyard qui a permis à Antoine Tirmarche et Simon Pfister d’être les derniers coureurs en lice sur une boucle de 6,7 km à faire en moins d’une heure pendant 24 heure.
Être le dernier en lice pour finir à la première place. C’est le principe de la backyard qui s’est déroulée ce week-end à Blaesheim. Quatre-vingt-quinze coureuses et coureurs se sont élancés samedi matin à 10h afin de défier une boucle de 6,7 km, à effectuer en moins d’une heure, pour une durée maximum de 24 heures.
Cette première édition a été remportée par l’Annécien Antoine Tirmarche qui a réussi l’énorme performance de finir les 24 boucles, soit un peu plus de 160 kilomètres, tout comme son acolyte strasbourgeois Simon Pfister.
Mais au-delà du résultat purement sportif, cette nouvelle épreuve, organisée par le “Collectif de la prochaine boucle”, a surtout permis à de nombreux participants de se dépasser. Si trois d’entre eux ont jeté l’éponge à la fin du premier tour, dont la doyenne Maria Mohr (77 ans), d’autres ont découvert la discipline avec un grand plaisir.
« C’était une expérience très cool, je me suis dépassée », racontait Valentine Robert (24 ans), qui a décidé d’arrêter à l’issue du 4e tour, soit près de 27 kilomètres. « Au départ, on se dit qu’une heure pour faire la distance, ça va, mais au fur et à mesure, on se dit surtout qu’il ne faut pas traîner. »
Même bilan pour Bastien Friess (27 ans), qui a tenté l’aventure avec sa sœur Lisa (8 tours) et son frère Justin (6 tours). « Ils sont meilleurs que moi mais j’ai suivi pour faire quelques tours, souligne-t-il. Je suis un coureur du dimanche et je ne m’entraîne qu’une seule fois par semaine. Je savais que je n’allais pas en faire beaucoup. Je pense revenir l’an prochain avec un peu plus d’entraînement ! »
D’autres sont allés beaucoup plus loin, comme Alexandra Doumy qui a réussi à faire dix tours, son objectif de départ. « Je découvre le format et je voulais voir ce que ça donne, lance la Strasbourgeoise de 48 ans. La gestion des pauses et de la nourriture, c’est nouveau, je trouve que l’on mange beaucoup (rires) ! »
Grégory Kocher, lui, a continué jusqu’au 15etour, au cœur de la nuit, avant de stopper son effort. Bien au-delà de ses prédictions.
« Je souhaite faire sept tours, soit la distance marathon à laquelle je suis habitué, soulignait-il au milieu de l’après-midi. Je n’ai pas trop de tactique, je vais à fond dans les descentes et je marche le dernier kilomètre. Je pense que pour tenir, il ne faut pas aller trop vite. »
Il y a les coureurs mais aussi les suiveurs installés sur le campement proche de la tour du Gloeckelsberg. Ceux qui s’occupent de remplir les gourdes d’eau, de masser les jambes mais aussi de remonter le moral. « Quand ils partent, on prend le temps de recharger l’eau, on va sur le parcours pour les voir et ensuite, on les appelle juste avant qu’ils reviennent pour savoir ce dont ils ont besoin. Notre rôle est qu’ils repartent toujours de la chaise », expliquent en chœur Valérie et Muriel, qui s’occupaient ce week-end de la jeune Ilana Siaud (21 ans), qui est allée au bout d’elle-même (11 boucles parcourues), et de son parrain Christophe Gewinner (8 boucles).
Olivier Arnal
Article des DNA du lundi 02 août 2026 relatif à la course de la Loopsheim.